Jack Kerouac a grandi à Lowell, au Massachusetts, dans un « Petit Canada » où l’on vivait en français. Pourquoi le traduire et le lire comme l’un des nôtres ? À l’invitation de Jean-Marc Dalpé, des artistes de la poésie, du théâtre, de la musique et des arts visuels se sont réapproprié son œuvre dans un cabaret littéraire, puis dans un texte publié aux Éditions Rhizome numériques.

À propos du projet

Tout commence par une conversation entre Jean-Marc Dalpé et Guillaume Martel LaSalle. Ils constatent que les traductions franco-françaises de Kerouac rendent mal l’américanité de sa langue, qui est aussi celle des francophones d’Amérique. Ils imaginent alors un projet itinérant, avec des ateliers de traduction et une presse d’imprimerie dans plusieurs villes (Montréal, Rouyn-Noranda, Québec).

À Québec, Rhizome et le Théâtre Niveau Parking réunissent un groupe hétéroclite d’artistes. Un premier laboratoire a lieu en mai 2022 et mène à un cabaret. L’idée de départ, « Kerouac est mal traduit », devient une porte d’entrée sur nos liens avec la langue de Kerouac, sur la migration des Canadiens français vers la Nouvelle-Angleterre et sur la pluralité des francophones d’Amérique.

Un cabaret, deux spectacles

La méthode Kerouac ou Croyances et techniques pour une prose moderne, (2023)

Présenté en juin 2023 à la Charpente des fauves, dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec, ce cabaret produit par Rhizome et le Théâtre Niveau Parking fût mise en scène par Hugues Frenette et Simon Dumas.

Ce premier spectacle réunit alors les artistes Carol-Ann Belzil-Normand, Simon Brown, Emilie Clepper, Carolanne Foucher, Charles Fournier, Érika Hagen-Veilleux, Gabriel Samson I et Jean-Marc Dalpé, avec la musique de Stéphane Caron.

À l’époque, le spectacle consiste en une biographie « par bribes » de Kerouac, faite de textes originaux, de poèmes et d’une relecture de l’entrevue de 1967 au Sel de la semaine, avec en complément un atelier de traduction et d’imprimerie ouvert au public.

Kerouac Amérique (un cabaret), (2024–2026)

Cette version allégée, d’environ 75 minutes, invite six personnes sur scène et présente des lectures au micro, une chanson à la guitare et des projections vidéo. Présentée le 5 septembre 2024 à la Maison natale de Louis-Fréchette (Lévis), puis le 17 octobre 2026 à la Maison des arts littéraires de Gatineau, la distribution du spectacle incluait Simon Dumas, Jean-Marc Dalpé, Emilie Clepper, Carol-Ann Belzil-Normand et autres artistes invités.

Parution aux Éditions Rhizome numériques

Kerouac Amérique, un texte collectif

Le texte réunit les écrits du cabaret : une mise en contexte de Simon Dumas sur Lowell, les Canadiens français en Nouvelle-Angleterre et le « Canada d’en bas », des poèmes d’Érika Hagen-Veilleux, de Carol-Ann Belzil-Normand, de Simon Brown et d’Emilie Clepper, la réécriture du point de vue de Marylou par Carolanne Foucher, la marche de Gabriel Samson I de Québec à Percé et l’entrevue de 1967 réimaginée par Charles Fournier. Il est ponctué de capsules vidéo.

« Kerouac était un Américain au sens continental du terme, il l’était profondément. Malgré ça, il s’est toujours dit Canadien français. »

— Simon Dumas, Kerouac Amérique (Éditions Rhizome, 2026)

Direction littéraire : Simon Dumas et Audrey Girard. Révision : Virginie Chaloux-Gendron. © Éditions Rhizome, 2026.

Partenaires

Kerouac Amérique a été rendu possible grâce au soutien financier du Conseil des arts du Canada.

Ces productions résultent d’une collaboration avec la Maison des arts littéraires de Gatineau (diffuseur), le Théâtre Niveau Parking (coproducteur), le Carrefour international de théâtre de Québec et la Maison natale de Louis-Fréchette..