Les artistes en arts littéraires Jonathan Barbeau, Olivier Laforest et Alix Paré-Vallerand seront en prestation le lundi 11 mai prochain pour présenter leur projet artistique réalisé lors d’une résidence de création d’un mois qui s’est déroulée chez Rhizome cet hiver.

Au menu : une projection de deux courts-métrages réalisés par Alix Paré-Vallerand et l’exploration d’un logiciel interactif créé par le duo formé de Olivier Laforest et de Jonathan Barbeau. Alix Paré-Vallerand présente deux vidéopoèmes et l’application interactive Anémoia explore une époque intermédiaire, corrompue par la mémoire humaine, mais heureusement conservée par l’Archiviste sur le dernier registrarium encore en fonction.

Le public est convié à la salle de diffusion de la bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec (350 Rue Saint-Joseph) dès 19h le lundi 11 mai 2026. 


Le projet d’Alix Paré-Vallerand

Alix Paré-Vallerand, poète basée à Québec, active dans le milieu littéraire de la Capitale-Nationale depuis 2016, présente deux vidéopoèmes : une performance poétique en mouvement ainsi qu’un court-métrage hivernal.

Crédit photos: Alix Paré-Vallerand

Le projet d’Olivier Laforest et Jonathan Barbeau

C’est à Québec, cette curieuse ville nordique, que nous devons l’apparition des villes verticales.

Tout a commencé en l’an 12 avant la Révolution Écolomobiliste (-12 REM), lors d’un énième conseil municipal portant sur la construction d’un septième lien entre l’ancien Haut-Lieu de Lévis et Québec (également autrefois appelée, selon les archives les plus anciennes, « l’accent d’Amérique »). Les citoyens, jusqu’alors déchirés sur les questions de mobilité, d’interurbanisme et d’écologie, s’unirent lorsque les maires Montpetit et Taschereau apprirent à leur population respective que le pont en question ne servirait qu’à soutenir des gazoducs (dix-huit, selon les registres, empilés les uns sur les autres). Une trahison qui aura eu raison des dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux de l’époque. Tous furent emprisonnés dans le Complexe G par une coalition de milices révolutionnaires. La construction du pont, quant à elle, pourtant déjà bien entamée, ne connaîtra jamais son terme : il est d’ailleurs toujours possible d’apercevoir ses ruines, les matins sans fumée, de l’autre côté de la rive. 

À la suite de cette prise de pouvoir sans précédent par la population, les citoyens eurent l’occasion de refonder une société nouvelle, plus juste, plus riche, plus démocratique.

Mais rien de tout cela ne se produisit.

Ce sont les circonstances ayant mené à l’ère « Anémoia »; une époque que tout le monde idéalise aujourd’hui sans jamais l’avoir vécue. Tout ce qui nous reste de cette période de l’histoire est accessible via les journaux du registrarium du vieil Archiviste. Sans lui, nous n’aurions pas pu documenter ce qui s’est réellement passé.  

Crédit photos: Olivier Laforest et Alix Paré-Vallerand


Partenaires

Rhizome remercie la bibliothèque Gabrielle-Roy pour le partenariat de diffusion de même que la Ville de Québec pour le soutien financier accordé à ces résidences de création, soutenues via le programme d’Accueil de résidences ou de laboratoires par un lieu culturel.