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Un parcours américain


« Tandis que l’oralité est un concept, une abstraction, la voix est concrète. 
Sa qualité détermine l’appréciation du poème en tant que tonalité et rythme ». - 
Paul Zumthor, La lettre et la voix, Paris, Seuil, 1987, p.205

À l'occasion du 150e de la Confédération, grâce au soutien du Conseil des arts du Canada (programme Nouveau Chapitre), des escales du projet seront réalisées au Canada (Saskatchewan, Manitoba, Ontario, etc.).


Vocalités vivantes est un rallye vidéo se situant entre poésie et documentaire. Sa base — son point de départ — est un duo mêlant poésie et musique nouvelle du poète Carl Lacharité et de l’artiste sonore Érick d’Orion. Tous deux sont québécois. Le texte du poète, intitulé Le vivant, traite du thème de l’origine, tant celle de l’individu que celle de la communauté, voire de l’espèce. Ce thème de l’origine étant abordé par un art dont le matériau est la langue, on peut poser que le texte traite également des origines de celle-ci.

Ce projet a pour origine un projet amorcé en 2009 au Mexique : Le vivant.

C’est le postulat de base du projet Vocalités vivantes

Au duo de départ s’ajoute le vidéaste et metteur en scène Simon Dumas. Le duo devenu trio va à la rencontre de différentes communautés francophones un peu partout dans la Francophonie américaine. Chacune des escales vient alimenter la performance de capsules vidéo dans lesquelles les membres de chacune des collectivités visitées interviennent en disant un extrait du Vivant dans des mots qui sont soit ceux de leur quotidien, soit ceux de leur passé. Au fil des escales, la performance poético-documentaire met en perspective les différentes réalités de la Francophonie.

À travers les époques, le rôle social et politique du français a évolué. Langue diplomatique, langue fédératrice, langue du quotidien. Et bien sûr, l’évolution de ce rôle diffère selon les différents territoires — différentes communautés — où le français s’est implanté au cours de son histoire. Car les langues – et la langue française en est une parfaite illustration – ne sont pas des espaces clos, hermétiques. Au contraire, elles sont des lieux vivants, en constante mutation, perméables aux changements, aux évolutions, aux transferts de toute sorte. 

Voilà ce à quoi ce projet s’intéresse! 

Le processus

Yvon Cormier lit un poème de Carl Lacharité
Vocalités vivantes est une œuvre originale, vivante, mouvante, qui fait sortir la poésie du livre pour la replacer dans la rue, dans des lieux vivants où elle devient parole, récupérant du même coup un peu de son intégrité, de son ancien pouvoir. En reproduisant à chaque étape le même processus, Vocalités vivantes crée ainsi une communauté de parleurs, de « hauts parleurs » liés les uns aux autres dans une expérience sensible du texte, du lieu et de la voix pour, à terme, former une courtepointe polyphonique vivante aux voix, aux accents, aux musiques et aux images d’ici et d’ailleurs. À l’instar du texte de Carl Lacharité qui n’est marqué ni par le temps ni par le lieu, l’œuvre en construction interroge plus qu’elle ne répond, propose plus qu’elle ne déclare, grouille, palpite, se morcèle, se disperse pour renaitre à chaque fois, chaque lecture faisant écho à la précédente et annonçant celle à venir.

Une sélection de cinq poèmes de la suite poétique Le Vivant fait donc l’objet de ces lectures en vox populi. Auparavant, ces cinq poèmes ont été réécrits par un poète de la localité visitée afin de leur donner une couleur plus locale, et ce, tant dans la langue que dans une certaine approche de la réalité. 

C’est aussi cela, la poésie. 

Au fil des escales et procédant par accumulation, le récit poétique de Carl Lacharité, porté par la musique d’Érick d’Orion et les images de Simon Dumas, devient donc une performance documentaire aux accents poétiques, polyphoniques et anthropologiques. Un portrait de la Francophonie apparait petit à petit, en perspective. 

Les escales envisagées sont toutes américaines : Sudbury (Ontario), Saint-Boniface (Manitoba), Lafayette (Louisiane), Edmonton (Alberta), Saint-Pierre-et-Miquelon (France en Québec), Port-au-Prince (Haïti), Toronto (Ontario), Sao Paulo (Brésil). 

Une première escale eut lieu à Caraquet — une communauté phare de la péninsule acadienne — du 3 au 9 août 2015. 

Le spectacle

Vocalités vivantes propose de réamorcer ce processus poétique et performatif au cours d’un parcours mené aux abords de la francophonie, à la recherche de ce lien qu’est cette langue française que nous avons aujourd’hui en partage, cette langue qui se « dit » différemment selon le lieu, l’histoire et la culture, cette langue qui, bien que répondant à des règles, à des codes précis, n’est pas pour autant un monolithe clos et hermétique mais plus sûrement le « territoire » vivant d’une pluralité, d’une diversité qui l’enrichit et s’enrichit tout à la fois.

Ce n’est pas un hasard si c’est ce texte, Le Vivant de Carl Lacharité, qui nourrit et motive cette démarche mise en place ici. De fait, c’est le texte (et le travail sur celui-ci) qui a en quelque sorte appelé la participation de la communauté. Depuis 2009, à l’invitation de Rhizome, Carl Lacharité et Érick d’Orion ont travaillé ensemble, sous la direction artistique de Simon Dumas, à la création puis au rodage de ce duo. Entre 2009 et 2015, Le Vivant fut présenté une douzaine de fois sous une forme ou une autre. Comme le texte traite du thème de l’origine — de la cellule à la communauté en passant par la fougère —, très tôt dans ce processus s’est imposée l’implication de ladite communauté — sous forme de vox populi poétiques. 

Le résultat n’est pas une lecture accompagnée de musique, mais bien un duo de poésie et d’art sonore rodé dont les composantes forment un tout : Le Vivant. La pièce Lacharité/d’Orion est littéralement conçue — et ce, depuis les premières heures de son existence — pour recevoir les inserts vidéo composés de plans fixes d’individus lisant un choix de poèmes sélectionnés parmi ceux composant le texte Le Vivant. Ces inserts sont produits selon un canevas, c’est-à-dire le scénario du spectacle. 

Lors de la soirée de clôture du Festival de poésie de Caraquet, les citoyens suivants se sont ajoutés au duo Le Vivant : Eugénuce Lanteigne (introduction et générique d’ouverture), Yvon Cormier (premier poème), Bernard Thériault (second poème et interview), Diane Losier (troisième poème), Denise Lanteigne (quatrième poème, conclusion et générique de fin) et Rita Thériault-Benoît (cinquième poème). 

LA RÉCEPTION

Le résultat de cette semaine de collecte de « poèmes dits », tissés à même la trame de la pièce Le Vivant, fut plus que bien reçu. Bien sûr, le spectacle s’ouvrant sur un personnage bien connu et apprécié de la collectivité — à savoir le boucher de l’épicerie de la Pointe Rocheuse — a permis au public d'adhérer immédiatement à la proposition. D'autant plus que le boucher en question, Eugénuce Lanteigne, venait en quelque sorte illustrer le concept de la présentation, faisant office de programme et de prologue. Après ce démarrage quelque peu humoristique, le spectacle est entré tout de suite dans la densité du poème. Durant les 28 minutes que dure la présentation, le spectacle oscille entre un ton poétique et dense et un ton documentaire plus léger. Cette formule est venue aérer le spectacle et a semblé être très appréciée du public. Les applaudissements furent soutenus, longs et chaleureux, ne recueillant au final que d’excellents commentaires. Plusieurs des participants aux vox populi furent présents, manifestant eux aussi leur appréciation. Bref, un succès sur toute la ligne. 

LA PERTINENCE

C’est justement dans cette sorte de dialogue avec la collectivité que se situe la pertinence d’une telle démarche. Le poème « va à la rencontre » des membres de la communauté, laquelle devient témoin de cette rencontre en fin de processus. Bien sûr, la ligne est fine entre la rencontre et la caricature, et l’équipe en est fort consciente. Le dialogue doit se faire — et se fait— d’égal à égal, sur le plancher de la réalité, démontrant ainsi que la poésie en fait bel et bien partie. Et du quotidien aussi. Car, comme le dit si bien Bernard Thériault dans le spectacle : « La poésie ne doit jamais être loin du quotidien parce que, sans ça, elle n’est pas accessible ». 

Auteur et artistes

Carl Lacharité (Warwick), poète et plasticien

Carl Lacharité est un artiste multiforme, sa production touchant à la poésie, la poésie graphique et la pataphysique. En poésie, il a publié huit (8) livres et a fait paraître de nombreux textes dans des revues et des collectifs. Sa poésie graphique intègre la poésie, la sérigraphie et la cartographie afin de mettre en scène le texte en train de s’écrire, montrant les hésitations du poète, les différents chemins que peut prendre le texte. Animateur culturel, il a fondé en 2002 le Festival de pataphysique ‘P, qu’il sert en tant que Sous-Potentat et Grand Chevaucheur de Paniques et pour lequel il a notamment créé sa Symphonie pop-corn en ‘P majeur pour micro-ondes


Érick d’Orion (Québec), artiste audio

Artiste audio, en installation et en nouveaux médias, compositeur / musicien autodidacte et commissaire audio résidant à Québec depuis 1993. En tant que commissaire, il a organisé plus d’une dizaine d’événements portant essentiellement sur l’art audio et la création sonore de pointe. Il fut commissaire à la programmation du centre Avatar d’octobre 2008 à juin 2010. Il est aussi commissaire pour le volet installations sonores du Festival de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). Il est fondateur et directeur artistique de l’organisme en production et diffusion en art audio et nouvelles musiques Tartare.


David B. Ricard (Bic), réalisateur

Né au Bic, David B. Ricard grandit à Charlesbourg puis étudie à Montréal : cinéma, philosophie, photographie. Il réalise quelques courts métrages de fiction, dont Le cul des autres (2011). Il occupe plusieurs postes sur des projets variés et apprend ainsi les rouages du tournage cinématographique. Il travaille aussi sur des projets de séries Web telles que Apocalypse 10 Destins (2014) et Webgéol (2013) en prend trop, sombre dans le surmenage puis abandonne la métropole. De retour à Québec, il se consacre à la vidéo documentaire pour la médiation culturelle (EXMURO, Fabrique culturelle, Frima), à la conception vidéo pour le théâtre avec la compagnie de création Les songes turbulents (aux côtés du metteur en scène Florent Siaud) au vidéoclip et au Vjing (Millimetrik). Il reprend alors la réalisation avec des projets de films plus personnels, dont l’essai documentaire Surfer sur la grâce (2016) et le court métrage Eurêka ! (2016).   


Simon Dumas (Québec), poète et artiste interdisciplinaire

Simon Dumas est écrivain et directeur artistique de Rhizome. 
Ce n’est pas tant l’écriture de la poésie qu’une certaine approche de la création et du réel qui fait que c’est le mot « poète » qui lui vient à l’esprit quand il se demande dans quelle case se ranger. Langage premier, la poésie fraie son chemin dans les autres modes de création qu’il utilise de plus en plus : cinéma, mise en scène, arts technologiques. Il a publié quatre (4) livres de poésie dont La chute fut lente, interminable puis terminée (La Peuplade, 2008) et Mélanie (L'Hexagone, 2013). Il a cofondé Rhizome en 2000 et en assure aujourd’hui la direction artistique. Simon Dumas vit à Québec. 


Jean-Yves Fréchette (Québec), professeur et twittérateur


Né au Nouveau-Brunswick, Jean-Yves Fréchette vit et travaille à Québec où il a enseigné la poésie et la communication pendant 35 ans. Concepteur de logiciels éducatifs, il a été intimement associé aux projets LogiTexte, Scriptor et Twittexte. Membre du collectif Inter/Le Lieu, il a participé à de grandes manœuvres artistiques dont Territoires nomades. À la Centrale textuelle de Saint-Ubald qu’il a fondée, il a notamment réalisé Physitexte (performance d’édition), Agotexte (Land Art textuel), Le lieu-dit le lieu (manœuvre textuelle d’écriture technique) et Le party textuel(manœuvre-réseau d’écriture collective). Il dirige présentement l’Institut de twittérature comparée de Québec-Bordeaux et a fait paraître aux éditions de L’instant même deux recueils Tweet rebelle (2011) et, avec Patrick St-Hilaire, Ne sois pas effrayé par le pollen dans l’œil des filles (2015). Avec ses collaborateurs de l’ITC, il a récemment codirigé le deuxième Festival international de twittérature de Bordeaux. Jean-Yves Fréchette est membre des conseils d’administration de Rhizome, des éditions Intervention ainsi que de l’Institut de gouvernance numérique. Il collabore également avec le Centre de la Francophonie des Amériques et le Musée de la civilisation sur des problématiques liées à la pédagogie de l'écriture mobile.




Martin-Pierre Tremblay (Gagnon), réalisateur et écrivain présent à l'escale principortaine en 2016


Écrivain, réalisateur et reporter indépendant, Martin-Pierre Tremblay est né à Gagnon, dans le Nord du Québec. Fils d’ouvrier, il remporte coup sur coup, à l’âge de vingt ans, les prix Émile-Nelligan et Octave-Crémazie. En parallèle, il tourne des films expérimentaux et apprend l'art du montage et de la sonorisation. C’est le début d’une carrière où s’entrecroiseront le journalisme, la pratique cinématographique, la poésie et l’enseignement de la vidéo. En 20 ans, il a écrit quatre livres, tous salués par la critique, des dizaines d’articles et reportages, et réalisé de nombreux documentaires. Il a notamment travaillé comme réalisateur de reportages d'enquête à la SRC/CBC, participé à l’établissement des projets Wapikoni Mobile et Vidéo Paradiso, et contribué aux plateformes de diffusion Silence on court et Parole Citoyenne. Les courts métrages qu'il a produits et supervisés pendant les escales du Wapikoni Mobile se sont mérités de nombreux prix, autant au pays qu'à l'étranger. À l'écrit, ses articles et reportages ont été abondamment cités, notamment les enquêtes immersives au Venezuela, en Haïti et dans les bateyes de la République Dominicaine. Il fera paraître un premier roman en 2017. Son premier long métrage de fiction est actuellement en production.

Extrait textuel

Le vivant — une suite poétique de Carl Lacharité

C'est déjà corps, la douleur. C'est déjà lieu. C'est dans l'espèce. Et tout recommence par la corruption du centre, par le gel et par le sel, par l’anneau du serpent. Ça palpite. Ça se morcèle. Ça se disperse. C’est la moitié du ciel précipité dans l’usure de l’arbre; un instant rescapé de l’espèce ou un fleuve dans un fleuve qui recommence sans se répéter. Homme-fougère, homme-poisson. C’est plein de crevasses, le vivant. Ça espère un corps, des corps, et la secrète palpitation de l’évènement.

Comme le paysage dans sa lisière se révèle l’homme au vivant. C’était pâle et sale. C’était salive arrachée à la mer, brûlante à devenir transparence et mémoire aveugle. Dans l’agitation, les corps reconnaissaient la ligne, mais nul n’osait la nommer. On disait : l’affaissée, la circonscrite, la soumise s’allongeant parmi le vivant. Échoué, éviscéré, le poisson initierait l’infatigable désir du feu.

Viendraient les rayons obliques, presque horizontaux, poser des corps, des présences possibles. Donnez-nous l’inflexion du poisson, le difficile commencement des mots, la suffocation d’être regardés, ou moins encore : la nostalgie du soleil, une légèreté promise à la disparition.

C’est passé à travers le paysage; d’autres corps douloureux. Ça creusait dans la nuit. Ça creusait, contre le corps, la terre du corps plein d’arbres et de hauts cris. Et même si ça pesait lourd, le corps et l’autre corps, leur lente extension vers le centre, nous les plus pauvres, creusions aussi. Creusions, profondément, pour délier les ronces cachant des oiseaux effrayants les jours de pluie.

Gen yon latriye bagay nan lanati ki chaje ak doulè nan bitasyon kò yo. Yo t ap fouye nan mitan lannwit malatchong, tankou bann sanpwèl k ap batay ak tenèb. Yo t ap bouske latè ki chaje ak pyebwa ak gwo rèl. Menmsi akwasman yo te fè yo lou kou pwa senkant, nou menm pòv yo, nou t ap fouye tou. Nou t ap fouye fon pou nou dechouke touf. Pyebwa ki abrite zwezo ki bay laperèz nan sezon lapli. (Traduction en créole d'Aljany Zephirin, journaliste au National de Port-au-Prince, 2016) 

Galerie photos

Carl Lacharité

Vidéos

Ce qu'on appelle très justement en anglais « un aguicheur » (teaser) : 

 Un extrait monté du Vivant à Caraquet après une semaine de création là-bas :

Vidéos supplémentaires

Intégrale de la présentation de Caraquet :


Les « diseurs de poèmes » de Caraquet :






Interview avec Bernard Thériault, résident de Caraquet
et ex-ministre du Nouveau-Brunswick :

Un processus en trois étapes

La réalisation de Vocalités vivantes s’établit en trois phases :

  1. LA PRÉPARATION : Il faut procéder à l'identification et à la prise de contact avec les partenaires et les intervenants locaux : poètes et poéticiens artistes, spécialistes de la langue, responsables d’organismes et/ou d’évènements de promotion et de mise en valeur des langues régionales ; établissement d’un calendrier de tournée ; préparation logistique, etc. 

  2. LA RÉALISATION : La réalisation nécessite la participation sur le terrain d’une équipe de Rhizome composée de trois professionnels :
    — 1 vidéaste (en charge des aspects logistiques et techniques) : Simon Dumas
    — 1 poète : Carl Lacharité
    — 1 artiste sonore (préparation du matériel sonore) : Érick D’Orion

    La présence de l’équipe de réalisation lors de chaque escale est d’environ une semaine tout dépendant des conditions, des activités et des disponibilités associées aux rencontres et aux captations prévues.

    Durant cette semaine, les activités suivantes ont lieu :
    — le poète travaille de concert avec des locuteurs de langues régionales à la traduction de ses poèmes;
    — un poète local invité à se joindre réécrit cinq poèmes de la suite Le Vivant;
    — des locuteurs sont invités à lire les poèmes traduits devant la caméra, la captation ayant lieu dans leur milieu de vie;
    — les captations vidéo, ainsi que tout autre matériau amassé durant cette semaine, sont intégrés à la performance poético-sonore « de base » Le Vivant.

  3. LA RESTITUTION : Le matériel recueilli est traité et monté sur place. Le résultat est présenté publiquement à la fin de la semaine, d’où l’aspect performance in situ du projet.
    Entre deux escales, les membres de l’équipe traiteront le matériel recueilli afin qu’il puisse être utilisé lors de la prochaine escale et servir d’élément de départ sans cesse en changement. Jamais tout à fait le même, jamais complètement différent.
    De retour à Québec, les « capsules » réalisées sont amalgamées aux précédentes afin de rendre compte du parcours performatif qui s’est élaboré au fil des escales, permettant ainsi de composer cette courtepointe poétique et polyphonique dans une dynamique évolutive (work in progress) au fil des ans, au gré des rencontres. 
Au fil des escales sélectionnées et procédant par accumulation, le récit poétique de Carl Lacharité, porté par la musique d’Érick d’Orion et les images de Simon Dumas, devient donc une performance documentaire aux accents poétiques, polyphoniques et anthropologiques. Un portrait de la francophonie apparaît petit à petit, en perspective. 

Équipe de tournée

Le poète Carl Lacharité, l’artiste audio Érick d’Orion, le metteur en scène / vidéaste / régisseur Simon Dumas.

Trois personnes en tout.

Devis technique — svp veuillez fournir

Salle / scène
  • La disposition est généralement frontale, à l’italienne
  • Le poète est à l’avant-centre de la scène
  • L’artiste audio est placé légèrement en retrait sur la scène
  • 1 table d’au minimum 2’X2’ est requise pour l’artiste audio (2’X4’ est préférable) 

Sonorisation
  • 1 signal stéréo est envoyé à la console soit par 2 jacks 1/4 soit par 2 XLR (au choix) 
  • 1 micro SM-58 pour le poète
  • 1 pied de micro

Vidéo
1 projecteur vidéo HD (1080) d’au moins 3000 lumens, disposé au plafond pour une projection en fond de scène sur toute sa largeur

Éclairage
  • 1 à 2 découpes de face sur le poète
  • 1 découpe en back sur le poète (pour la lecture)
  • 1 douche sur l’artiste sonore (qui est sur la scène)
Montage
  • Le jour de la représentation 

Durée
  • Environ 30 minutes

Devis technique — nous apportons

Régie
  • 2 ordinateurs de contrôle (1 pour l’audio, 1 pour la vidéo)
  • 1 carte de son
  • 2 adaptateurs jack 1/4 @ XLR mâle
  • 1 adaptateur Mini-Port Display @ HDMI
  • 1 adaptateur Mini-Port Display @ VGA

Partenaires

L'escale du Vivant à Port-au-Prince en 2016 fut rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts du Canada (CAC) et du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec. 

L'escale de 2015 à Caraquet a été réalisée grâce au soutien financier du Conseil des arts du Canada et du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec en collaboration avec le Festival acadien de poésie de Caraquet.






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