Bruire

Bruire propose une expérience poétique aux visiteurs de la Bibliothèque Étienne-Parent de Beauport, Québec. Aux abords de la salle de lecture, un mystérieux Livre de verre et son chœur de Souffleurs laissent apparaître, en transparence, les voix des poètes des villes de Québec et de Beauport, enchevêtrées dans une Partition initiale entièrement composée des premières pages de leurs recueils.
La technologie s’efface au profit de l’expérience poétique. Une scénographie évocatrice et une technologie discrète donnent corps à une métaphore vivante.
Bruire : au silence de la bibliothèque répond le bruissement des poèmes.

Visiter le site de l’œuvre : http://bruire.net/

Expérience

Aux abords de la bibliothèque, la surface transparente du Livre de verre est traversée par des reflets moirés, qui se précisent à l’approche des visiteurs, laissant apparaître de courts extraits des poèmes de la Partition initiale.
Sur le Pupitre disposé à un pas du Livre de verre, des textes explicatifs invitent à l’exploration du dispositif et révèlent les sources des poèmes intégrés à Bruire. Devant Le Livre de verre s’alignent cinq jalons qui permettent d’établir le lien entre les textures qui traversent la surface du Livre et les cinq Souffleurs alignés le long du Sentier des poètes. Les Souffleurs sont animés d’une douce rumeur électroacoustique jusqu’à l’approche des visiteurs. Ils se mettent alors à murmurer les textes de la Partition initiale, entièrement composée d’extraits de recueils des poètes de Québec et de Beauport.
Les textes choisis pour Bruire correspondent à six thématiques — lumières, chemins, arbres, oiseaux, cieux et bruire — qui répondent à l’environnement immédiat de l’installation. Les trames du Livre de verre correspondent également à ces thématiques. Le visiteur est incorporé au tissu vivant de Bruire, jouant le rôle de déclencheur et d’interprète de la Partition initiale et du paysage où elle s’enracine.
Pour visiter le site de l’œuvre, c’est ici.

Corpus

Michèle Blanchet, je vous appelle, Poèmes du lendemain 14, Écrits des Forges : Trois-Rivières, 2005.

Mathieu Boily, à nouveau les blés d’août, Le Grand Respir, Les Herbes rouges : Montréal, 2001.

David Cantin, On dit que le jour est une feuille tombée de la nuit., L’éloignement, Noroît : Montréal, 1995.

Guy Cloutier, Les feux montent, L’heure exacte, Noroît : Montréal, 1984.

Guy Cloutier, Tu reviens à l’appel très ancien des eaux, Affûts précédé de Rue de nuit, Noroît : Montréal, 2006.

Normand de Bellefeuille, plutôt le bruit, Mon bruit
Chroniques de l’effroi III, Noroît : Montréal, 2012.

Normand de Bellefeuille, « Le là exact où ça commence », Mon nom
Chroniques de l’effroi I, Noroît : Montréal, 2009.

Normand de Bellefeuille, « Le mystérieux visage de la réalité
Joies et variations de Robert Motherwell I », Mon visage
Chroniques de l’effroi II, Noroît : Montréal, 2011.

Jean Désy, « Mourir en joie dans la toundra », Toudra = Tundra, Éditions XYZ : Montréal, 2009.

Thierry Dimanche, D’où que théâtre parole, D’où que la parole théâtre, L’Hexagone : Montréal, Québec, 2007.

Thierry Dimanche, « Ici » est un espace sans monde, Le thé dehors suivi de Chant du Lédon, Triptyque : Montréal, 2002.

Thierry Dimanche, « Prologue muet », L’aurore marâtre 
cauchemars, Le lézard amoureux : Québec, 2006.

Hélène Dorion, Pouvoir me dire que le temps passe dans la vie., Les corridors du temps, Écrits de Forges : Trois-Rivières, 1988.

Hélène Dorion, « Pierres invisibles » (extrait), Mondes fragiles, choses frêles, poèmes 1983-2000, L’Hexagone : Montréal, 2006.

Simon Dumas, Encore, Pastels fauves, Le Loup de Gouttière (Cornac) : Québec, 2001.

Simon Dumas, Nos regards nous prennent dans tous les sens,, La chute fut lente 
interminable puis terminée, La Peuplade : Taillon, 2008.

Félix Leclerc, « Dans mes souliers troués », Andante, Bibliothèque québécoise : Montréal, 1989.

Isabelle Forest, dans la chambre, Les chambres orphelines, Écrits des Forges : Trois-Rivières, 2003.

Christiane Frenette, tous tes orages ont fini, N’habiter qu’une partie des choses, Noroît : Montréal, 1997.

Christiane Frenette, ce retard sur le temps, Le ciel s’arrête quelque part, Écrits des Forges : Trois-Rivières, 1991.

Christiane Frenette, ce n’était pas la fin du monde, indigo nuit, Leméac : Montréal, 1986.

Christiane Frenette, Je choisis de partir comme d’autres meurent, Cérémonie mémoire, Écrits des Forges : Trois-Rivières, 1988.

Renée Gagnon, c’est noir c’est noir noir, Steve McQueen (mon amoureux), Quartanier : Montréal, 2007.

Renée Gagnon, lui qui n’a pas froid, des fois que je tombe, Quartanier : Montréal, 2005.

Anne Hébert, « Jour de juin », Les Songes en équilibre, Hurtubise : Montréal, 2010.

Hector de Saint-Denys Garneau, « Le jeu » (extrait), Regards et Jeux dans l’espace, Boréal : Montréal, 1937.

Kraxi, Ces extrémités du monde où, dit-on, gît depuis toujours, abandonné, l’être-là, Le second abécédaire de David Kurzy, L’Hexagone : Montréal, 2010.

Monique Laforce, Une femme apprend à se faufiler sous l’horizon., Une chaise où s’asseoir, Le Loup de Gouttière (Cornac) : Québec, 1998.

Gabriel Lalonde, Aux bras d’une femme les branches, Le pays où il n’y a pas d’elles, Le Loup de Gouttière (Cornac) : Québec, 2007.

Yves Laroche, Les petits papiers, L’alcool des jours et des feuilles, Noroît : Montréal, 2006.

Corinne Larochelle, Dès que s’ouvre le territoire, Vent debout, Noroît : Montréal, 2007.

Corinne Larochelle, Remarque le mouvement, De quelle bouche sommes-nous?, Noroît : Montréal, 1998.

Luc Lecompte, Tu te souviens… un étouffement épuisait le lieu, Chronique du temps animal, Noroît : Montréal, 1998.

Luc Lecompte, « Fin du monde », Inventaire, Noroît : Montréal, 1996.

Alexis Lefrançois, Parole raréfiée de plus en plus, Idéogrammes blancs, Pleine Lune : Montréal, 2009.

Michel Létourneau, Une branche s’allume, Les marges du désert, Tryptique : Montréal, 2010.

Renaud Longchamps, Même au repos, Silences et quelques éclats, Éditions Trois-Pistoles : Trois-Pistoles, 2000.

Renaud Longchamps, Le ventre ne pointe jamais le ciel, Fiches anthropologiques de Caïn, Éditions Trois-Pistoles : Trois-Pistoles, 1998.

Catherine Morency, Que faire, Sans Ouranos, Le Lézard amoureux : Québec, 2008.

Pierre Morency, C’est ici que je me trouve et que vous êtes, Lieu de naissance, L’Hexagone : Ottawa, 1973.

Pierre Morency, Le cours de ces mots, Quand nous serons, L’Hexagone : Montréal, 1988.

Pierre Morency, « Elle avance », Poèmes 1966-1986, Boréal : Montréal, 2004.

Sylvie Nicolas, « Les vents amnésiques » (extrait), À quatre doigts d’Edward Stachura, Le Loup de Gouttière (Cornac) : Québec, 2004.

Louis-Karl Picard-Sioui, Un peu de tabac, Au pied de mon orgueil, Mémoire d’encrier : Montréal, 2011.

Michel Pleau, L’aube n’est rien d’autre que l’enfance, La lenteur du monde, Les Éditions David : Ottawa, 2007.

Jean-Noël Pontbriand, Il me vint une lettre d’une grande fatigue, Il était une voix suivi de Jack Kérouac Blues, Écrits des Forges : Trois-Rivières, 1992.

Judy Quinn, La détresse d’un frêne devant la terre retournée, L’émondé, Noroît : Montréal, 2008.

Judy Quinn, Une montagne s’est élevée devant le soleil, Les damnés inflationnistes, Noroît : Montréal, 2012.

Yannick Renaud, Visages du deuil : charpentes tombées sous la charge des mots., La disparition des idées, Les Herbes rouges : Montréal, 2006.

Yannick Renaud, Le protocole comme une ligne de vie, tendue entre deux villes qu’elle ne saurait nommer., Taxidermie, Les Herbes rouges : Montréal, 2005.

Lyne Richard, Vous êtes parties le fleuve sous vos pas, La patience des cerfs-volants, Les Éditions David : Ottawa, 2007.

Fabienne Roitel, « La passagèreté », Gouttière de ciel, Éditions du Sablier : Québec, 2005.

Erika Soucy, On dit que par chez nous l’hiver ne meurt jamais, Cochonner le plancher quand la terre est rouge, Éditions Trois-Pistoles : Trois-Pistoles, 2010.

Louis-Jean Thibault, Nous nous imaginions vivre dans un temps, Mémoire d’hiver, Le Loup de Gouttière (Cornac) : Québec, 1997.

Louis-Jean Thibault, On pourrait dire de cette chambre, La nuit sans contours, Noroît : Montréal, 2000.

Louis-Jean Thibault, « La mer de Champlain », Reculez falaise, Noroît : Montréal, 2007.

Christian Vézina, Examine ce qu’est le temps, L’inventaire des miracles, Planète rebelle : Montréal, 2009.

Partenaires

Rhizome tient à remercier la Bibliothèque Étienne-Parent, l’arrondissment de Beauport, ainsi que tous les partenaires qui ont rendu possible ce projet dont, bien entendu, les éditeurs suivants :
Boréal / Cornac / David / Écrits des Forges / Fides / Les Herbes rouges / L’Hexagone